|
Chers collègues,
Au cours des dernières semaines, plusieurs d’entre vous — notamment celles et ceux qui œuvrent en deuxième ligne ou dans des pratiques spécifiques — nous ont interpellés au sujet du futur mode de rémunération des médecins de famille, mais aussi quant à la valorisation de leurs secteurs d’activités et aux perspectives d’évolution de leur rémunération.
Ces préoccupations sont légitimes. Elles méritent d’être entendues et prises au sérieux.
La médecine de famille, au Québec, ne se limite pas à la première ligne. En 2024-2025, 58 % des médecins de famille contribuaient, à des degrés divers, aux soins médicaux de deuxième ligne, souvent auprès de clientèles complexes, vulnérables et exigeantes sur le plan clinique. Par ailleurs, 20 % des médecins de famille exercent une pratique quasi exclusive en deuxième ligne. Cette contribution est essentielle au bon fonctionnement du réseau — et elle le demeure.
Personne ne sera laissé de côté dans la construction du modèle à venir, même si les ajustements ne seront pas les mêmes pour tous.
Soyons clairs : l’objectif n’est pas d’opposer les pratiques entre elles, ni de fragiliser celles et ceux qui portent une part importante des soins en deuxième ligne ou dans des pratiques spécifiques. Mais nous devons aussi reconnaître lucidement le contexte dans lequel nous évoluons.
Le gouvernement, comme la population, attend de nous un renforcement significatif de la prise en charge en première ligne. C’est sur cette base qu’une entente a été conclue — et largement appuyée par les médecins de famille — dans un contexte où les dispositions prévues à la loi 2 (loi 25) auraient eu des conséquences majeures sur la pratique des médecins de famille et sur l’accès aux soins.
Comme toute entente négociée, celle-ci fixait un cadre et des orientations. Elle ne pouvait pas, à ce stade, détailler l’ensemble des modalités du modèle à venir.
Le modèle de rémunération en cours de développement — avec une capitation à 50 %, des actes à 30 % et un taux horaire à 20 % — s’inscrit dans cette orientation.
Il importe de préciser que les pratiques spécifiques ne sont pas visées par ce modèle. Elles continueront de s’appuyer... Lire la suite
|